La Disparue

mars-juin 2014

"La Disparue" est un cycle en 5 toiles qui raconte une histoire dans un décor sombre et sans issu. Celle d'une femme inconnue, perdue et jamais retrouvée. Celle de l'impact de la disparition et de la façon dont l'esprit travaille pour accepter cet événement sans dénouement.

Nous sommes face à un décor, hanté par un événement dissimulé, caché, innommable. Le spectateur a seul le pouvoir d'y projeter son propre fantôme.

1/1

Les Sentinelles

Chaque image est nécessaire parce qu'elle est la palette de l'image suivante. La toile est un creuset d'expérimentation, c'est aussi un champ d'entraînement.

Je suppose qu'une étape est passée quand le résultat est complètement assumé et le parti pris clairement défini.

 

Dans la terreur venue de l'est, au cœur de la forêt se cachent les ombres indistinctes des sentinelles. 

1/1

Emprise

L'arbre vit immobile et debout, dressé ou redressé, aspirant toujours vers le ciel. Malgré son immobilité, il fertilise la terre. Sans forêt, pas de vie.
Il vit en communauté, en colonie. Il s'associe aux champignons, aux arbustes, aux autres arbres. Il entrecroise ses racines avec une multitude d'autres végétaux dans une constante étreinte. Un être social ?


Le corps est omniprésent dans cette série. Un corps qui ne se déclare pas, pris entre bataille et enlacement, il se débat pour surnager. Il est ogre et enfant à la fois; cannibale et victime de son propre appétit. Entre le parasitisme et la conquête, l'arbre se substitue à l'humain comme symbole de sa propre défaite.
L'arbre survivant s'oppose au surhomme, celui qui manipule la nature et ses propres congénères.

1/1

Les Forêts

Je ne dois rien m'interdire, aucun geste, aucune erreur, aucune tentative. Le chapitre des Forêts est donc plus disparate. Il propose des débuts de cycles incomplets, des amorces de recherches.

Le plus important, quel que soit le sujet, c'est de ressentir de la jubilation. La jubilation du mouvement comme une sculpture ou comme une danse, la jubilation éventuelle des couleurs... et surtout l'énergie.

 

Chacun est unique et possède en lui nombre d'univers inexprimés, inexprimables ou enfouis.  

La forêt est l'expression de ces univers intérieurs touffus où tout est possible. Elle est un miroir, un révélateur. Paradoxalement elle en devient le reflet.

J'y côtoie pêle-mêle les notions de réseau, de nadir, de branches, de strates, de connexions, de suture, de mystère, de parasitisme.

Au milieu de la forêt, des sentiers ou de larges pistes sont ouverts, certains sont en cours d'exploration, d'autres sont en friche et d'autres m'inquiètent...

1/1

© 2015 par Mathilde Amilhat - Saint-Antonin-Noble-Val - Occitanie - France
Photos des toiles et portrait par Christian Loubet